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Grenoble, ville olympique

 

 



Le 28 janvier 1964, à Innsbruck (Autriche), le Comité international olympique confie l'organisation des Xèmes jeux d'hiver à la ville de Grenoble (France). La cité dauphinoise va alors connaître entre 1964 et 1968 une période exceptionnelle.

Grenoble devient la vitrine de la France et les jeux sont alors une affaire nationale : 80% des crédits ont été octroyés par l'Etat.
Les jeux nécessitaient la création de nouvelles infrastructures et le fait olympique accéléra certaines réalisations.
La municipalité de gauche, élue en 1965, hérite des choix de la municipalité précédente qui ne relèvent pas du programme olympique et doit répondre en même temps aux nécessités des jeux.
Grenoble devient alors un vaste chantier.
Les infrastructures routières indispensables pour faciliter les accès à la ville d'une part, et ceux des champs de neige d'autre part, ont été une des premières préoccupations. Un vaste réseau de voies rapides est réalisé en deux ans, accompagné d'une modernisation des voies ferroviaires et de la construction d'une nouvelle gare.
L'esprit de Le Corbusier règne à cette époque chez les architectes à qui ont été confiées les réalisations des bâtiments publics, culturels et sportifs. Il se traduit par des constructions sur pilotis comme le rectorat ou la Maison de la culture , ou par un fonctionnalisme affiché comme à l'Hôtel de Ville et à l'Hôtel des postes avec des bâtiments bas réservés à l'accueil du public et des tours réservées aux services administratifs.



Ce sont les prouesses techniques qui caractérisent les équipements sportifs. Deux édifices destinés à aux disciplines sur glace, ont été construits, dans le parc Paul Mistral. Le premier, l'anneau de vitesse dispose d'une piste dont la longueur développée est de 400 mètres et la surface totale de plus de 8000 m2.

Il repose sur une dalle de béton parfaitement rigide. Le système de réfrigération, aujourd'hui démonté, comportait un réseau de tubes de 118 km de long qui assurait la fabrication de la glace artificielle et une centrale qui alimentait la piste en froid.



Aujourd'hui, les patins à roulettes ont remplacé sur cette piste, les patins à glace. Le Mur cinétique de Victor Vasarely, selon ses termes , " organise plastiquement le fond de la tribune ".

Il exprime bien évidemment la notion de vitesse par des effets stroboscopiques , en juxtaposant des lamelles blanches et noires en alternance. De grandes formes rayonnent à partir du noyau central et rompent la monotonie. Le matériau employé est l'aluminium.
Au voisinage immédiat de l'anneau de vitesse, le Palais des sports ou stade de glace peut abriter près de 12 000 personnes.
Par ailleurs, le tremplin de saut a été installé à St Nizier du Moucherotte, les pistes de luge et de bobsleigh, respectivement à Villars-de-Lans et à l'Alpe d'Huez.
Les athlètes étaient hébergés au Village olympique à proximité du centre de presse, de radio et de télévision.
C'est le 6 février 1968 que la flamme olympique a été allumée à Grenoble dans la vasque commandée au sculpteur César, aujourd'hui reconvertie en fontaine.


Sources bibliographiques
:
  • J. Joly, J.F. Parent, Paysage et politique de la ville, Presses Universitaires de Grenoble, 1988.
  • Chantiers coopératifs, Marrey, Bernard, Rhône-Alpes, Editions l'Equerre, 1982.

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