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Le Village Olympique



Les Jeux Olympiques d'hiver de 1968 à Grenoble (France) nécessitaient des infrastructures d'accueil pour les athlètes et les accompagnateurs.

Le choix de l'architecte se porte sur le nom de Maurice Novarina , représentant la jeune génération du mouvement moderne.Il dispose alors d'un cadre d'aménagement situé au Sud de l'agglomération grenobloise, délimité par un réseau routier. Le programme précis de 1800 logements et équipements résidentiels destinés à héberger athlètes et accompagnateurs, devait être conçu pour être converti, les Jeux terminés, en quartier d'habitation à dominante sociale, avec une résidence d'étudiants, un foyer de jeunes travailleurs ...
Dans le cadre délimité par le réseau routier, des immeubles de faible hauteur, de quatre étages, bordent des voies et des espaces piétonniers. Pour satisfaire au nombre de logements du programme, l'architecte construit des tours de quinze étages qu'il répartira sur le pourtour du cadre aménagé afin de donner au centre du nouvel ensemble un aspect de village. De grandes loggias garnies de bois décorent les façades et renforcent cette image de village.
Des équipements collectifs, un collège, des écoles, une crèche, une halte-garderie ... sont concentrés à la périphérie assurant ainsi une certaine autonomie au quartier.
Les espaces libres, ménagés grâce à une habile répartition des constructions, associés à des immeubles à échelle humaine confèrent à cet ensemble une grande cohérence et l'opposent à ce qu'on appelle un "grand ensemble".
Dans le cadre du premier symposium d'arts plastiques organisé en France, à Grenoble en Août 1967, Maurice Novarina collabore avec plusieurs artistes pour associer les arts plastiques à l'architecture, association qu'il a déja pratiqué à l'Hôtel de Ville de Grenoble.
La qualité du traitement de l'ensemble en est intensifiée.



Devant le centre culturel, Ervin Patkai, artiste d'origine hongroise, superpose et imbrique des minces plaques de béton pour créer un mur vivant et une fontaine. Placé entre le mur et la fontaine, le passant dans sa marche anime l'oeuvre, il est lui-même créateur.

Natalino Andolfato,
sculpteur né en Italie, est influencé par la construction cubiste de l'espace. "Miramonte", c'est l'alliance de cylindres en pierre qui s'élève en spirale et pourrait se prolonger vers l'infini. 

La naissance d'une chose"
du sculpteur français Ivan Avoscan, marque le centre d'une place. Une forme ronde naît de la tension entre deux blocs de pierre, fruit de la création de l'artiste. Le système clos remplace l'infini de l'oeuvre avoisinante d'Andolfato. 

Le japonais Yasuo Mizui, fortement influencé par la calligraphie japonaise, couvre son mur d'une suite d'idéogrammes puis lui imprime une ondulation. Il incise à peine la pierre brute, l'effleure.

Les obliques des deux éléments dissociésde la sculpture en aluminium de l'artiste hollandais Eugène Van Lansweerde, définissent l'espace et des vides harmonieux. Elles conduisent d'un élément à l'autre, de la sculpture debout à la sculpture couchée.

Pierre Szekely,
sculpteur d'origine hongroise, pratique un art qu'il veut accessible à tous. Sa sculpture jeu de l'école primaire, un village préhistorique aux formes arrondies, est une sculpture émotionnelle créée pour la joie des enfants.

Sources Bibliographiques
:
  • Jacques Joly - Jean-François Parent, Paysage et politique de la ville, Grenoble de 1965 à 1985 - PUG, 1988.
  • L'Art dans la cité, Bibliothèque d'étude et d'information, fonds ancien.

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