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Conservation du patrimoine de l'Isère |
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Le Musée Dauphinois est né en 1906, de l'oeuvre d'un seul homme, grand érudit et collectionneur passionné : Hippolyte Müller. Son objectif pour le musée tenait en une seule phrase "Relier les premiers occupants d'un pays à ceux qui l'habitent encore." Le Musée Dauphinois occupe le site exceptionnel de l'ancien couvent de Sainte-Marie-d'en-Haut. De prestigieux trésors de pierre, de fer, de bois, ou même de simples paroles, composent les collections du Musée Dauphinois. L'archéologie préhistorique et historique, l'histoire, les arts décoratifs régionaux, le patrimoine rural et urbain, le patrimoine industriel sont les principaux domaines d'intervention du Musée Dauphinois sur le patrimoine grenoblois et régional. Ce patrimoine est porteur de témoignages : il nous raconte aujourd'hui la vie des hommes et des communautés qui ont vécu à Grenoble et sur le territoire de l'ancienne province du Dauphiné. |
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L'archéologie préhistorique et historique |
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| Les recherches archéologiques conduites depuis la fin
du XIXème siècle nous renseignent sur l'histoire de la fondation de la ville. De Cularo "La ville adossée à la roche" à Gratianopolis "La ville de Gratianus" (empereur romain qui, en 379, élève la bourgade de Cularo au grade de cité) à Graignovol (époque médiévale) et Grenoble, les vestiges exhumés des fouilles nous renseignent sur les premiers habitants de la ville. |
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Les arts décoratifs régionaux |
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| Au milieu du XVIIIème siècle, une production
artisanale de pièces en faïence s'est développée à
Grenoble, sous l'influence d'artisans faïenciers venus de Moustiers (ville provençale
spécialisée dans la faïencerie). Cette production disparaîtra rapidement au début du
XIX ème siècle. Il nous reste aujourd'hui quelques pièces prestigieuses témoignant de
cette activité traditionnelle. Le 17 octobre 1735, Antoine Roy-Compte, marchand faïencier à Grenoble, Edouard Roux et Jean-Baptiste Chaix, "faïenciers de la ville de Moustiers en Provence", adressent une requête au lieutenant général de police : ils veulent fabriquer de la faïence à Grenoble, au faubourg Très-Cloîtres. L'atelier Très-Cloîtres se développe vers 1750 pour connaître son apogée vers 1760-1770. Grenoble a vu se développer au XVIIIème siècle une production de pièces de mobilier autour d'une dynastie prestigieuse d'ébénistes : Les Hache de Grenoble. Ils ont signé des meubles raffinés, destinés aux grandes familles du Dauphiné et reconnus encore aujourd'hui comme des créations uniques. |
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Le patrimoine industriel |
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| La ganterie a constitué
l'activité la plus importante et la plus ancienne de l'agglomération. Durant près de
trois siècles (XVIIème - XXème), des artisans puis des industriels ont développé à
Grenoble une activité prestigieuse de fabrication de gants de luxe. Principalement en
peau de chevreau, les gants finement travaillés, étaient diffusés dans le monde entier. Les gants Perrin, exemple significatif de la ganterie grenobloise, ont vu le jour en 1860. L'histoire industrielle de Grenoble est étroitement liée à l'exploitation de l'énergie hydroélectrique. C'est Aristide Bergès, qui à la fin du XIXème siècle, met au point l'usage industriel de l'énergie hydraulique (l'eau captée dans un barrage est acheminée par des conduites forcées vers les turbines produisant l'électricité). Il est l'inventeur de la "houille blanche". Cette invention sera déterminante pour le développement industriel des hautes vallées alpines qui verront l'installation d'usines électro métallurgiques, électro chimiques, etc... A Grenoble, de grands groupes industriels se
développeront pour la construction des turbines, des centrales hydro électriques, et des
conduites forcées, comme l'entreprise Bouchayer Viallet |
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Copyright © Riches Heures du Patrimoine - Grenoble Pôle Européen Universitaire et Scientifique - nov 1995 |
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