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Morice Lipsi


Natif de Lodz en Pologne (1898), à quatorze ans, Morice Lipsi rejoint à Paris son frère aîné , sculpteur sur ivoire, avec lequel il apprend son métier. Il côtoie Zadkine, Chagall, Soutine et bien d'autres artistes qui ont leurs ateliers à La Ruche. Après de brèves études à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, lors d'une exposition personnelle en 1922 à la galerie Hébrard (Paris), il ne présente que des sculptures sur ivoire.
Il s'oriente bientôt vers une sculpture de plein air, à caractère monumental.
Pendant la guerre, il voyage en France et en Suisse où il s'installe jusqu'en 1945.
En 1946, une exposition d'une série de " masques ", à la galerie Pierre Maurs ( Paris) consacre l'abandon par Lipsi de la technique du modelage. Son matériau de prédilection est la pierre et ne pratique plus que la taille directe.
De 1948 à 1953, il se livre à des transpositions de rythmes végétaux présentés à la galerie de l'Art Vivant en 1953 à Paris.
La période de 1953 à 1955 est caractérisée par des formes d'aspect monumental.
De 1954 à 1958, trois expositions particulières à l'étranger, lui sont consacrées. Sa sixième exposition parisienne a lieu à la galerie Denise René, en 1956.

Son ambition de réaliser une synthèse entre sculpture et architecture le mènera au terme d'une longue évolution , à l'abstraction. Il est membre du groupe Espace animé par André Bloc, Le Corbusier, Gilioli etc . Il participe au groupe Architecture-Principe dont les membres se proposent de créer un nouveau style architectural européen par l'intégration de tous les arts.
Une importante rétrospective lui a été consacrée en 1964 à Mannheim.
Lipsi participe en 1963 au symposium de Tokyo, il est président du symposium français de sculpture de Grenoble en 1967.
Une exceptionnelle vigueur émerge de ses sculptures qui se dressent comme un défi à l'espace par leur dynamisme et leur masse compacte.
Au fil du temps ses oeuvres se sont affranchies de toute référence à l'architecture et n'obéissent à d'autres exigences que celles de leur propre unité.


Sources bibliographiques :
  • Nouveau dictionnaire de la sculpture moderne, Fernand Hazan, Paris, 1970.
  • Janou, Ionel ; Xuriguera, Gérard ; Lardera, Aube, La sculpture moderne en France depuis 1950, Arted Editions d'art, Paris, 1982.

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