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Grenoble


Grenoble n'est pas une ville ordinaire. Certes, chaque cité est unique, mais Grenoble appelle bien d'autres épithètes.

Exceptionnelle, elle l'est par son environnement naturel, son site admirable.
Deux ensembles de montagnes de natures différentes l'entourent; à l'est, au dessus de la grande vallée de l'Isère une chaîne de roches cristallines qui paraît continue, les Sept Laux, Belledonne, le Taillefer; à l'ouest deux montagnes calcaires très nettement séparées, la Chartreuse et le Vercors.
La chaîne de Belledonne culmine à 2981m au Grand Pic de Belledonne; les deux autres chaînes atteignent des sommets plus modestes comme Chamechaude à 2087m dans le massif de la Chartreuse.

Singulière, Grenoble l'est par son altitude. Pourtant baptisée capitale des Alpes françaises, elle est située dans la plaine de confluence du Grésivaudan et du Bas-Drac qui s'abaisse à 210m, au carrefour de la plus grande voie longitudinale des Alpes françaises, le sillon alpin, de Sallanches à Gap, et de la voie transversale allant du col du Mont Genèvre à la vallée du Rhône par la cluse de Grenoble. Carrefour de voies de communications , Grenoble est également un site de pont. Avant l'endiguement des deux rivières, le Drac repoussait l'Isère contre la Chartreuse, au pied de la montagne de la Bastille; à cet endroit, l'Isère rétrécie pouvait être franchie et ouvrait ainsi la voie qui reliait l'Italie à la vallée du Rhône.

Dynamique, innovante, elle l'est par sa concentration d'industries de pointe, de laboratoires de recherches, d'étudiants, de cadres. Ne l'est-elle pas par tradition? Elle a été, pêle-mêle, le berceau de la Révolution de 1789, celui de la découverte de la houille blanche, la première ville française à créer un Syndicat d'initiative pour promouvoir les innovations grenobloises en 1889, en 1968 elle organise les Xèmes olympiades ...

Tournée vers l'avenir, Grenoble n'a pas pour autant rompu avec son passé dont l'architecture et le paysage urbain en général en sont le témoignage. Les vieux quartiers s'étendent sur les deux rives de l'Isère. Longtemps enfermée dans ses remparts, Grenoble connaît une première réelle extension à la fin du XIXème siècle, tout particulièrement suite à la découverte de la houille blanche. Mais c'est véritablement après la deuxième guerre mondiale que la ville connaît un essor économique, industriel et démographique exceptionnel.
Il s'en est suivi une extension de la ville et une profonde modification du paysage urbain.
Historiquement, Grenoble se lit du Nord au Sud; depuis le quartier Saint-Laurent, sur la rive droite de l'Isère, le Musée archéologique-Eglise Saint Laurent est une véritable mémoire depuis les premiers temps de la chrétienté jusqu'à nos jours. Un peu plus haut, à flanc de montagne, l'ancien couvent de Sainte-Marie-d'en-Haut abrite le Musée dauphinois.
De nombreux ponts permettent le passage de la rive droite à la rive gauche, celui de la Citadelle conduit à la Tour de l'Isle, premier Hôtel de Ville, rattachée aujourd'hui au Musée de peinture, ici le passé rejoint le présent.
En longeant l'Isère vers le Sud, à proximité de l' ancien palais du connétable , aujourd'hui Musée Stendhal, le téléphérique plus connu sous le nom de "bulles", transporte les visiteurs au sommet de la Bastille, véritable belvédère qui offre un panorama exceptionnel, une véritable leçon de géographie .
En s'éloignant du fleuve, les rues étroites conduisent à la place Saint André qui porte le nom de la collégiale construite sur un de ses côtés; au nord de la place, l'actuel Palais de Justice correspond à un édifice élevé en plusieurs étapes qui s'étalent du début du XVIème siècle à la fin du XIXème.

Plus loin, la cathédrale Notre-Dame et la halle Sainte Claire sur la place du même nom, bordent la voie d'accès vers le nord, vers la vallée du Grésivaudan. La maison du tourisme jouxte le Lycée international Stendhal, ancien couvent des Jésuites. Au delà, la place de Verdun, ancienne place d'Armes, est la première extension du XIXème siècle de la ville.
Depuis la ville a pris ses aises, un nouveau centre d'activités créé durant la deuxième moitié du XXème siècle, le long d'une grande voie d'accès en direction de Chambéry, comprend en particulier le rectorat de Mies Van Der Rohe et en face le nouvel Hôtel de ville en bordure du parc Paul Mistral. Non loin de là, la Tour Perret reste le dernier souvenir de l'exposition internationale de 1925.
En direction de l'Isère, sur le boulevard Maréchal Liautey, la Bibliothèque municipale avoisine l'hôtel des postes; plus loin le Lycée Champollion, la place Victor Hugo, et à l'ouest de celle-ci, l'avenue Alsace-Lorraine en direction de la gare, résultent de l'ambitieux programme d'urbanisme entrepris par Edouard Rey (1836-1900), maire de Grenoble à partir de 1881.
Proche de la gare, construite en 1968 pour les Jeux olympiques, un nouveau centre d'affaires, Europole, a été réalisé dans les années 1980.
A partir du parc Paul Mistral, mais cette fois en direction de l'ouest, des immeubles des années 1950-1960 bordent des boulevards qui conduisent au Drac; en direction du Sud, la Maison de la Culture précède la Villeneuve, le village olympique.

Une particularité de Grenoble est la concentration d'industries de pointe et de centres de recherches, répartis à la périphérie de la ville. Au nord-ouest, en direction de Lyon, le polygone scientifique rassemble entre autres, le C.E.A, le C.N.R.S, l'I.L.L, l'E.S.R.F plus connu sous le nom de synchrotron... Tous collaborent étroitement avec les universités, les centres de recherches implantés sur le domaine universitaire, à St Martin-d'Hères, à l'est de l'agglomération. Cette association entre industriels d'une région et Université date de 1947, année de la création de l'association des amis de l'Université par l'industriel Paul-Louis Merlin.


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