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Ecoles centrales


A la chute de la Royauté, tous les collèges royaux et donc l'instruction secondaire disparurent; mais en février et octobre 1795, deux lois de la Convention créèrent les Ecoles Centrales destinées à donner en trois niveaux un enseignement correspondant à la fois à notre "second cycle actuel" et aux classes préparatoires aux Grandes Ecoles.
Ce fut la "table rase républicaine", une réforme en profondeur comme on n'en vit plus jamais.
Les belles-lettres cédaient la place d'honneur aux sciences (mathématiques, physique, chimie) et aux arts d'observation (dessin et peinture) ; les langues vivantes étaient introduites, la littérature ouverte aux oeuvres étrangères.
Cours gratuits, pédagogie libre fondée sur l'émulation et les récompenses , assistance aux cours libre, choix des professeurs laissés à un jury département de savants qui contrôlaient deux fois l'an les résultats.
Celle de Grenoble ouvrit le 11 frimaire an V (21 novembre 1796) ...

Qu'on s'imagine les citoyens admis aux cours dès qu'il restait de la place, les fêtes révolutionnaires du décédi célébrées dans la cour d'honneur de l'école sous la direction des professeurs plus ardemment républicains, comme le créateur du Musée de Grenoble, L.-J. Jay, ou le fondateur du journal Le Clairvoyant, P.V. Chalvet.
En 1803, le Lycée de garçons succédait à l'Ecole Centrale.

Mlle Chabert et M.Vachon Professeurs honoraires de lettres du Lycée Stendhal

Copyright © Riches Heures du Patrimoine - Grenoble Pôle Européen Universitaire et Scientifique - nov 1995